Le samedi 17 janvier 2026, Nicolas Romero, membre du CTA, a participé à l’animation de la formation technique et pédagogique n°2 de la saison.
Voici son interview :
Pourquoi et quand avez-vous débuté l’Aïkido ?
J’ai débuté l’aïkido en septembre 1990 à l’âge de 6 ans.
Pourquoi continuer ?
L’aïkido est un art nourrissant qui se pratique sur le long terme. C’est l’art d’une vie.
Selon vous, comment pratiquer l’Aïkido ?
L’aïkido est un art qui se pratique à deux ! La relation à l’autre est un point central. Pratiquer l’Aïkido, c’est d’abord accepter de s’inscrire dans une démarche de long terme. La pratique demande de la régularité, de la patience et une réelle disponibilité d’esprit.
Selon vous, comment enseigner l’Aïkido ?
L’aïkido peut s’enseigner avec différentes approches. Néanmoins, enseigner l’Aïkido, c’est avant tout transmettre un cadre sécurisé et bienveillant, dans lequel chacun peut progresser à son rythme. L’enseignant a la responsabilité de rendre la pratique compréhensible, en donnant des repères clairs sans enfermer les élèves dans des formes figées.
Selon vous, comment donner envie à ses élèves de continuer à pratiquer ?
Donner envie de continuer à pratiquer, c’est avant tout donner du sens à ce que l’on fait sur le tatami. Les élèves ne restent pas uniquement pour apprendre des techniques, mais parce qu’ils sentent que la pratique les aide à progresser, physiquement et intérieurement.
Selon vous, quelle est l’évolution de la pratique de l’Aïkido en France ?
De mon point de vue, l’Aïkido en France traverse une période de transition. La pratique reste riche et profondément ancrée dans des valeurs fortes, mais elle est confrontée à une évolution des attentes : moins de disponibilité, plus de recherche de sens immédiat, et parfois une méconnaissance de ce qu’est réellement l’Aïkido. Cependant je pense qu’une fois cette transition passée, notre art se développera de plus belle.
Avez-vous une anecdote à propos de votre parcours dans l’Aïkido que vous aimeriez partager ?
Ce qui m’a le plus marqué dans mon parcours, ce n’est pas une technique particulière, mais un moment où j’ai compris que « bien faire » ne signifiait pas « forcer ». Un enseignant m’a un jour demandé de ralentir volontairement, alors que je cherchais l’efficacité à tout prix. Ce jour-là, j’ai réalisé que l’Aïkido commence réellement quand on accepte de lâcher prise. Cette prise de conscience a profondément influencé ma façon de pratiquer… et plus tard, d’enseigner.
Qu’est-ce que vous souhaiteriez voir changer au niveau de l’Aïkido ?
J’aimerais voir davantage de dialogue et de transmission pédagogique entre enseignants, au-delà des styles ou des écoles. L’Aïkido gagnerait, selon moi, à être mieux expliqué, notamment aux débutants, afin qu’ils comprennent ce qu’ils travaillent et pourquoi.
Et dans le futur ?
Pour le futur, je souhaite que l’Aïkido reste un espace de pratique durable, accessible à tous les âges, et capable d’accompagner les pratiquants sur le long terme. Si l’Aïkido parvient à rester fidèle à ses principes tout en s’adaptant aux réalités actuelles, alors il continuera à jouer un rôle précieux : celui d’un art martial profondément humain, tourné vers l’équilibre, la relation et la responsabilité.
Avez-vous un site à conseiller pour que les pratiquants puissent mieux vous connaître ?



