Le CID Alsace a proposé un stage CTA. Stéphane Inquimbert, 5èDan, membre du CTA/CTR a été un des animateurs de ce stage.
Voici son interview :
Pourquoi et quand avez-vous débuté l’Aïkido ?
J’ai commencé l’aïkido en 1982 avec ma mère dans le Lot et Garonne. À l’époque il n’y avait pas de cours enfants, aussi j’ai tout de suite pratiqué avec des adultes. À 12 ans, je me suis identifié à mon professeur Luc Médan qui faisait, pour moi, figure de père.
Pourquoi continuer ?
J’ai arrêté entre 2006 et 2008 car je ne m’y retrouvais plus notamment avec des uke qui soit anticipaient et bloquaient et ceux qui étaient trop conciliants. J’y voyais une forme d’hypocrisie dans la pratique et surtout il m’était impossible de savoir, dans ce contexte, l’efficacité de ma technique… Mais cette expérience a forgé ma vision du travail de uke. Quand mon fils a commencé l’aïkido avec Paul Matthis,professeur attentif à cet état d’esprit dans les attaques, l’envie de monter à nouveau sur le tatami m’a emmené dans un nouveau chapitre d’aikidoka. Cette expérience m’a forgé ma vision du travail d’uke.
Selon vous, comment pratiquer l’Aïkido ?
Avant tout, la pratique se fait avec le sourire. L’aïkido est un loisir. Le tatami, un lieu de rencontre avec soi et avec l’autre. Je pratique dans une recherche aussi bien en tant que tori qu’uke.
Selon vous, comment enseigner l’Aïkido ?
Malgré le fait que les cours soient collectifs j’essaie de corriger individuellement selon les niveaux, les capacités et les envies de chacun.
Selon vous, comment donner envie à ses élèves de continuer à pratiquer ?
Les pratiquants reviennent si la pratique représente un moment de détente et une coupure avec les exigences de la vie. Ils espèrent se dépenser physiquement aussi un cours soutenus avec des moments de récupérations me semblent évident. Enfin, j’essaie de donner une attention particulière à chacun pour qu’ils rentrent chez eux avec la sensation d’avoir compris une chose.
Avez-vous une anecdote à propos de votre parcours dans l’Aïkido que vous aimeriez partager ?
À mes débuts, des stages à la mer près de Bordeaux étaient organisés sur la plage tous les ans. Les séances se terminaient régulièrement par kokyu ho. Certains pratiquants pouvaient se faire surprendre par la marée montante surtout s’ils étaient en seisa dos à la mer.



